Laetitia METZINGER BASTIEN - Mosaique Vitrail Décoration | INNOVATION
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INNOVATION

INNOVATION

Cette rubrique vous permet de découvrir les derniers apprentissages de l’atelier. Toutes ses techniques sont compatibles et représentent une grande richesse, celle d’associer à la mosaïque et au vitrail traditionnels des effets contemporains qui prennent entièrement leur place dans nos intérieurs.

De quoi créer pour tous les goûts !

FUSING

 

Le fusing est une technique de verrerie qui consiste à assembler par superposition des morceaux de verre collés à froid, puis à porter l’ensemble dans un four à son point de fusion pour former une seule pièce homogène. Cette technique était déjà utilisée il y a 3 500 ans dans la fabrication d’objets de verre ouvragés. Il s’agit en fait de la plus ancienne des techniques de fabrication et de travail du verre puisque « to fuse » signifie faire fondre du verre. La fabrication d’objets en verre dans un four était jadis longue, complexe et interdisait la réalisation d’objets de grand format. La première période de prospérité de cette technique se situe en Mésopotamie et connut son apogée pendant la culture égyptienne. Au début de l’ère chrétienne, l’usage des verres fabriqués au four fut remplacé par le soufflage.

INCLUSION/EMPREINTE

 

 

Le fusing n’est que la base d’une série de techniques qui permettent :

-de transcrire sous le verre des empreintes à partir d’éléments naturels ou non (galets, fibres, bois, acier …)

– d’insérer des éléments naturels ou des matériaux divers compatibles avec le verre  (éléments métalliques, fibres de verre, végétaux, …)

– de thermoformer le verre sur des moules, crées pour donner une forme particulière au verre.

Ce travail permet de jouer avec l’épaisseur du verre et la lumière.

METALISATION/ARGENTURE

 

La métallisation du verre consiste à lui donner un pouvoir réflecteur par le dépôt d’une couche d’argent (argenture). On supprime la transparence du verre en appliquant sur une des faces un dépôt de métal réfléchissant la lumière. Trois métaux sont utilisés : étain, platine et argent. Chez les anciens et jusqu’au Moyen Age, le miroir était une plaque de métal poli. À partir du XIIIéme siècle, des types grossiers de miroirs en verre apparurent en Europe, tout d’abord à Venise. Ces miroirs se composaient d’une surface de verre sur laquelle était appliquée une plaque de plomb ou d’argent poli. La méthode d’étamage fut mise au point au XVème siècle : elle consistait à revêtir une plaque de verre d’un amalgame de mercure et d’étain. On couvrait la surface de feuilles de papier d’étain, qui étaient poncées, lissées et recouvertes de mercure. Puis, on maintenait fermement un chiffon de laine sur la surface à l’aide d’une masse en fer pendant environ une journée. On inclinait ensuite la plaque de verre afin d’enlever le mercure en excès : apparaissait alors une surface lustrée. L’étamage est long, coûteux et dangereux pour la santé (émanations nocives). En 1836, le chimiste allemand Justus von Liebig fut le premier à recouvrir le verre avec une solution d’argent. D’autres chimistes travaillèrent sur le procédé : Drayton, Wagner, Petit-Jean, Lumière et Martin / Keseur. Aujourd’hui, la plupart des miroirs sont fabriqués de la manière suivante : le verre à vitre est tout d’abord découpé à la taille désirée, les souillures étant enlevées à l’aide d’une solution abrasive. Le verre est ensuite lavé à la brosse, puis nettoyé au moyen d’une solution de chlorure stanneux par exemple. Placée sur un dessus de table incurvé en fonte, la surface du verre est recouverte de feutre et maintenue au chaud. On verse ensuite une solution de nitrate d’argent sur le verre, en laissant reposer pendant près d’une heure : le nitrate d’argent est progressivement réduit en argent métallique, qui apparaît sous forme d’un dépôt d’argent lustré. Pour finir, le dépôt est séché, revêtu de laque et peint. Parfois, on ajoute à la solution d’argent un agent réducteur, comme le formaldéhyde ou le glucose. On peut aussi pulvériser directement les produits argentés sur la surface du verre.    

SABLAGE

 

 

 

 

Le sablage est un procédé de dépolissage et de gravure obtenu par projection d’un jet de sable très puissant (jet d’air comprimé) sur un objet verrier. Les grains de sable créent des petites cavités. Cela permet d’obtenir un effet dépoli ou satiné, d’écrire et de dessiner des motifs sur le verre et même de le percer et de le sculpter.