Laetitia METZINGER BASTIEN - Mosaique Vitrail Décoration | MOSAIQUE
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MOSAIQUE

Qu’est ce que la mosaïque ? La mosaïque est un art décoratif permettant de  créer des motifs à partir de matériaux divers (pierres, verres, …). On distingue la mosaïque de pavement et  la mosaïque murale. Née certainement à la fin du IVème millénaire avant Jésus Christ en Mésopotamie, sous la forme de mosaïque de galets, cet art  prend des formes différentes au cours des âges : les Grecs utilisent la pierre et le verre pour créer des mosaïques à usage domestique. L’appropriation du savoir faire des Grecs par les Romains contribue à la propagation de la mosaïque de Malte à la Turquie sous la forme de murs, sols, voûtes (mosaïques de marbres). A partir du Vème siècle après Jésus Christ on  la retrouve à Ravenne, en Italie. La mosaïque byzantine connaît alors son apogée autour du IXème siècle. Les musulmans ont eux aussi utilisé la mosaïque comme décoration d’édifices religieux.  Après avoir quasiment disparue pendant plusieurs siècles, la mosaïque  réapparait  avec l’Art Nouveau  dans la décoration de façades. Aujourd’hui elle est utilisée pour des projets du quotidien en architecture et décoration. La plus ancienne mosaïque de galets date du VIII è siècle av. JC et a été trouvée sur le site de Gordion en Asie Mineure. Cette technique est ensuite passée en Grèce au VI è siècle av. JC, puis au V è siècle en Sicile et à Corinthe. Les motifs, d’abord géométriques, deviennent plus figuratifs avec la représentation de sujets mythologiques. La mosaïque de tesselles succède à la mosaïque de galets à partir de la période hellénistique au III è siècle av. JC.  La première mosaïque de tesselles est retrouvée à Morgantina en Sicile au milieu du III è siècle av. JC. Il est possible que ce type de mosaïque ait été inventé en Sicile. A Pompéi, on retrouve de nombreuses représentations de la nature : animaux et végétation. L’Italie reste artistiquement sous l’influence hellénistique pendant trois siècles. Au Ier siècle av. JC naît à Rome le terme « mosaïque ». Il vient du latin « musiuum opus » et désignait les mosaïques ornant les grottes et fontaines consacrées aux Muses. Ces lieux de repos étaient appelés « musaea ». Le terme « mosaïque » est ensuite appliqué aux mosaïques murales, puis plus tard à l’ensemble de la technique. On distingue trois principaux styles de mosaïques anciennes :

  • la mosaïque romaine faite de pierre et de marbre ;
  • la mosaïque byzantine, puis vénitienne : émaux et pâtes de verre ;
  • la mosaïque florentine : pierres semi-précieuses extrêmement imbriquées les unes aux autres.

La connaissance des pierres ou du matériau en verre, la taille des tesselles ou des dalles, leur épaisseur, leur composition physico-chimique et la couleur aide à distinguer les différents types de mosaïques : – l’Opus cavili se compose de petits galets de plusieurs couleurs naturelles. Un listel de plomb ou d’argile cuite est utilisé pour faire suivre les lignes du dessin au galet. – l’Opus signinum est une forme de pavage basée sur des couches de mortier fait de poudre d’argile et de chaux. Des tesselles cubiques noires ou blanches sont insérées à la surface à distance les unes des autres ou posées en forme de croix, ou en lignes le long des cotés. – Le Tarsie se compose de : . l’Opus sectile, reconnaissable par les formes des pierres de diverses tailles géométriques  (triangulaire, carré, rectangulaire, rond, de la forme d’un diamant, hexagonal). L’opus segmentatum différe de l’opus sectile par leurs moindres épaisseurs. . l’Opus interassile concerne plus souvent les murs et consiste en une seule dalle de marbre qui était presque toujours blanche et d’une épaisseur de 4 à 8 cm. Elle est ciselée aux endroits où les pièces géométriques polychromes, d’environ 1 cm d’épaisseur, sont insérées et collées sur place.. – l’Opus tessellatum est un travail de mosaïque appelé ‘tessellata’ par les Romains consistant en de petits cubes ou tesselae de dimensions variées jusqu’à 2 centimètres. – l’Opus vermiculatum est caractérisé par ses minuscules tesselles (63 tesselles par centimètre carré). Elle est trouvée dans les icônes de mosaïque, les panneaux de mosaïque Grec et Alexandrin et dans les meilleures parties des mosaïques romaines. L’Emblema   est une composition d’opus vermiculatum utilisant les marbres les plus riches et les verres les plus colorés. – l’Opus musivum indique souvent des mosaïques faites de pâtes de verre et de tesselles de marbre sur les murs ou les voûtes

MOSAIQUE GALET

La première forme de mosaïque connue est la mosaïque de galets, petits cailloux de différentes  couleurs, essentiellement noirs et blancs, parfois rouges, assemblés dans du mortier. Les motifs peuvent être géométriques ou figuratifs. Les galets peuvent être utilisés en fonction de leurs formes : – entiers, – sur la tranche, – éclatés, – tranchés en deux, – coupés en cubes. Vous trouverez les mosaïques de galets au sol, la plupart du temps mais ils peuvent être utilisés comme éléments de décoration comme frise murale sur un mur de faïences. Attention  car en fonction des galets utilisés l’épaisseur de la frise peut être supérieur à celle de la faïence. Exemples d’application : décoration de sols , listel ou frises murales , décorations …

MOSAIQUE ROMAINE

La mosaïque romaine est réalisée avec des matériaux naturels comme le  marbre issus de carrières de diverses régions. Le marbre est une roche métamorphique dérivée du calcaire , existant dans une grande diversité de coloris, pouvant présenter des veines, des marbrures.  Sa beauté et sa grande diversité font de lui une roche noble. Ces matériaux peuvent être utilisés pour la réalisation de mosaïque de pavement ou de mosaïque murale, de plus en plus utilisée dans l’architecture privée ou publique. Les dessins peuvent être géométriques, carrés, losanges, cercles entrelacés, figuratifs. Le marbre est une pierre très légèrement poreuse (à cause de son origine calcaire) mais extrêmement résistante. elle peut subir différents traitements en fonction de son utilisation, qui améliorent durablement ses performances et ses qualités esthétiques  :

  • la finition brute qui conserve à la pierre son aspect naturel.
  • le polissage brillant (qui souligne la transparence et l’éclat), mat ou satiné.
  • un traitement hydrofuge pour protéger des tâches et de l’humidité.

Le marbre est une pierre qui demande quelques soins réguliers  pour qu’il conserve tout son éclat : –  le nettoyer à l’eau savonneuse additionné d’eau de Javel ou savon de Marseille … –  le polir  au blanc d’Espagne ou au talc avec un chiffon sec. –  renforcer sa protection (rayures…), en le frottant à la cire incolore.     Exemples d’application : décoration de sols , listel ou frises murales , objets décoratifs, plateaux de table  …

MOSAIQUE BYZANTINE
 
La mosaïque byzantine utilise des matériaux comme les smalts vénitiens (émaux trés colorés), dont la caractéristique est une brillance et une vivacité des couleurs impressionnante (rouges, bleus, verts, ors…). La palette de couleurs des smalts  comprend des centaines de  couleurs différentes et leur  mélange  permet la prestation de panneaux de grande valeur artistique. Tous les coloris sont disponibles dans tous les dégradés. Une dimension supplémentaire apparait, l’inclinaison différentes des tesselles, qui  permet de jouer avec la lumière sur les mosaïques (tesselles d’or). Les Smalts sont des matériaux  non transparents dû aux différents oxydes de métaux contenus. Ils sont chauffés entre 1500 et 1600°.  La masse fondue est moulée sur des plaques appelées «pizza» qui sont mises dans le poêle où elles sont refroidies lentement. Puis les plaques sont coupées en morceaux en fonction de la forme et de la taille nécessaire. Cette fabrication est encore artisanale. Les  smalts ont un niveau de résistance élevé à tout environnement agressif, en particulier le feu.  Grâce à ces fonctionnalités la mosaïque peut être utilisée pour le revêtement de poêle et cheminée. La couleur ne réagit pas sous l’influence du soleil. Ces matériaux peuvent être utilisés pour la réalisation de mosaïque de pavement ou de mosaïque murale. Le choix des couleurs permet de représenter de façon très fidèle des motifs figuratifs, paysages, portraits … Exemples d’application : décoration de sols , listel ou frises murales , objets décoratifs, plateaux de table  …
MOSAIQUE CONTEMPORAINE
 
Dans ce chapitre je traiterai de tous les matériaux contemporains que nous pouvons utiliser en mosaïque et dont la destination a été détournée : – le carrelage, les faïences, les grés … – les émaux de Briare – les pâtes de verre. Ils ont l’avantage de répondre à des critères industriels : même épaisseurs et  dimensions. La plupart sont émaillés ou vitrifiés dans la masse, ce qui simplifie le nettoyage. Leur épaisseur constante permet d’avoir une surface plane quelque soit le support. Par contre, la palette de couleurs est limitée et les jeux de lumières sont complètement absents. Les réalisations restent néanmoins intéressantes lorsqu’on mélange les différents matériaux qui sont à notre disposition de façon à créer des effets de matières (briques, tuiles, ardoises…)
MOSAIQUE DE VERRE
 
La mosaïque de verre est une technique entre mosaïque et vitrail. Le travail de conception et de coupe du verre s’apparente au vitrail alors que le montage et la finition utilise les matériaux de la mosaïque. Une fois le motif fini, il est réalisé de pièces de verre collées sur un support transparent ou opaque (au choix) et jointé avec un mortier joint (coloré ou pas). Cette technique peut être employée pour la réalisation de mosaïque murale, en complément d’un carrelage, en frise ou listel mais aussi en application sur une ouverture fixe, comme panneaux de lumière. L’inconvénient de cette technique est qu’elle a un endroit et un envers.   Exemples d’application : listel ou frises murales , objets décoratifs, plateaux de table  …